Lancé pour concurrencer l’hégémonique Piaggio MP3, le Peugeot Metropolis 400 est le challenger français du marché des scooters 3 roues. Avec son plancher plat (unique sur le segment), son moteur maison de 37 ch et son look automobile, il a de sérieux atouts. Mais qu’en est-il de sa robustesse ? Souvent critiqué à ses débuts (2013) pour une électronique capricieuse, le Metropolis a évolué. Est-il aujourd’hui un achat sûr ou une source d’ennuis ? Analyse détaillée de la fiabilité du Peugeot Metropolis 400.
Les infos à retenir
- 🔑 La Smart Key (Démarrage sans clé) : C’est le point noir historique. Le scooter ne reconnaît pas la clé, empêchant le démarrage. Les antennes et boîtiers ont été fiabilisés au fil des ans, mais restez vigilant sur la batterie de la clé.
- ⚖️ Le train avant (Anti-Tilting) : Le système de blocage des roues (pour rester debout à l’arrêt) est complexe. Il peut gripper ou se désynchroniser, entraînant un voyant rouge et un blocage impossible.
- ⚡ La batterie : Le Metropolis est un « vampire » électrique. Il vide sa batterie très vite à l’arrêt. Un chargeur de maintien est indispensable si vous ne roulez pas tous les jours.
- 🛑 Les calages : Certains modèles souffrent de calages intempestifs au feu rouge (problème de sonde lambda ou corps papillon).
Électronique : Le talon d’Achille français
Le Metropolis est technologiquement plus avancé que le MP3 de la même époque, mais cela a un coût en fiabilité.
Le système Smart Key (démarrage sans insérer la clé) a causé beaucoup de pannes immobilisantes sur les modèles 2013-2016. Le scooter restait muet, ne détectant pas le transpondeur. Les mises à jour et le remplacement des antennes ont amélioré les choses, mais cela reste une source de stress.
Les capteurs de pression des pneus (TPMS) sont aussi connus pour être fantaisistes, affichant des alertes de crevaison injustifiées ou tombant en panne de pile (il faut alors changer le capteur entier).
Mécanique : Le moteur PowerMotion 400
Côté moteur, le bloc Peugeot (LFE) de 400cc est plutôt solide mécaniquement. Il est performant et moins vibrant que le moteur italien du MP3.
Cependant, des soucis périphériques existent :
- Calages moteur : De nombreux utilisateurs se plaignent de calages à la décélération ou à l’arrêt. Une mise à jour de la cartographie d’injection (ECU) et le nettoyage du boîtier papillon règlent souvent le souci.
- Consommation d’huile : Comme beaucoup de monocylindres de grosse cylindrée, il peut consommer de l’huile. La jauge étant électronique (et parfois imprécise), il faut vérifier le niveau manuellement à la tirette régulièrement.
- Pompe à eau : Quelques cas de fuites de liquide de refroidissement ont été signalés.

Le train avant (DTW) : Entretien rigoureux exigé
Le système de train avant à double triangulation (Dual Tilting Wheels) est différent de celui de Piaggio. Il est plus rigide et offre une meilleure tenue de route.
Mais il demande un entretien scrupuleux. Les rotules et les axes doivent être graissés. Si le système prend du jeu ou grippe, le verrouillage (Anti-Tilting) ne s’enclenchera plus, ou pire, restera bloqué.
Le frein de parking électrique est aussi une source de panne : s’il se bloque en position serrée (panne moteur électrique ou câble), le scooter est immobilisé. Une procédure de déverrouillage manuel de secours existe sous le carénage, à connaître impérativement.
L’évolution : Phase 1, Phase 2, SW
La fiabilité dépend énormément de l’année.
- 2013-2016 (Roues de 12 pouces) : Les modèles « essuyeurs de plâtres ». Beaucoup de soucis électroniques et de jeunesse. À éviter ou à acheter avec un historique limpide.
- 2017-2020 (RX-R / Roues de 13 pouces / ABS) : Grosse amélioration. Châssis rigidifié, électronique plus stable, moteur Euro 4. C’est le bon compromis en occasion.
- Depuis 2020 (Nouveau design / SW) : La maturité. La connectivité i-Connect est présente, et la fiabilité mécanique est au rendez-vous, bien que l’électronique reste complexe.
L’avis du réparateur scooter
« Le Metropolis demande une batterie en béton armé. Si la tension chute un tout petit peu (froid, inactivité), l’électronique panique : le frein de parking ne se desserre pas, le tableau de bord clignote… Mon conseil : achetez un mainteneur de charge (type Optimate) et branchez-le dès que le scooter dort au garage. Vous éliminerez 80% des pannes. »
Bilan : Mieux que sa réputation
Le Peugeot Metropolis 400 traîne une mauvaise réputation héritée de ses débuts chaotiques. Aujourd’hui, un modèle entretenu (surtout post-2017) est une alternative crédible et confortable au MP3, à condition d’être soigneux avec sa batterie et ses révisions.
Foire Aux Questions (FAQ)
📜 Faut-il le permis moto ?
Non, c’est son atout. Comme le MP3 LT, le Metropolis est homologué L5e. Il se conduit avec le permis B (auto) + une formation de 7 heures, quel que soit sa puissance, ce qui en fait un meilleur choix pour la ville.
🛣️ Est-il à l’aise sur autoroute ?
Oui. Avec 37 ch et une vitesse de pointe d’environ 140-150 km/h compteur, il permet de prendre l’autoroute sans peur et de doubler les camions, contrairement aux 125cc.
🛠️ L’entretien est-il cher ?
Oui, c’est un 3 roues. Il y a plus de pneus (3), plus de plaquettes de frein (3 jeux), et une mécanique inaccessible qui demande de la main d’œuvre pour démonter les carrosseries. Les révisions (tous les 10 000 km avec courroie) coûtent souvent entre 300 et 500 €.









