Le code EC9 désigne la berline 4 portes de la Honda Civic IV, produite entre 1987 et 1991, et non un modèle unique à motorisation fixe. La version la plus répandue, la GL, embarque un 4 cylindres 1,4 litre (1396 cm³) à deux carburateurs simple corps, développant 90 chevaux à 6300 tr/min pour un couple de 112 Nm à 4500 tr/min, associé à une boîte manuelle à 5 rapports. Pour un poids d’environ 860 kg en transmission avant, elle atteint une vitesse de pointe de 175 km/h. Si vous cherchez à identifier précisément votre EC9, vérifiez la plaque constructeur plutôt que de vous fier à une fiche générique, car la cylindrée et la puissance réelle varient selon la finition exacte de votre exemplaire.
Infos à retenir
- 🏎️ Le bloc 1.4 D14A1 à double carburateur : un moteur 16 soupapes vif développant 90 ch pour seulement 880 kg à vide.
- 🦀 La rouille sur les ailes arrière comme fléau n°1 : la corrosion perfore la tôle au niveau des jonctions avec les pare-chocs.
- 🔧 La complexité des carburateurs Keihin à dépression : un réseau de petites durites d’air qui demande un réglage minutieux pour tourner rond.
- 📈 Une cote en hausse constante : le modèle sort du statut de vieille voiture d’occasion pour devenir un collector très recherché.
Fiche technique et agrément : que vaut le moteur 1.4 GL au volant ?
Sous le capot de la Civic EC9 se cache une mécanique typique du savoir-faire japonais de la fin des années 1980 :
Le moteur porte le code D14A1. Il s’agit d’un quatre cylindres en ligne de 1 396 cm³ coiffé d’une culasse à 16 soupapes (quatre soupapes par cylindre, une rareté pour l’époque sur une finition grand public). Alimenté par deux carburateurs Keihin à dépression, il délivre une puissance de 90 chevaux à 6 300 tr/min pour un couple de 112 Nm. Sur le papier, les chiffres paraissent modestes au regard des standards actuels, mais ils sont servis par une caisse qui pèse à peine 880 kilos.
Grâce à un centre de gravité très bas, une position de conduite au ras du sol et un train avant à double triangulation hérité de la compétition, l’EC9 propose un comportement joueur, agile et direct. Les montées en régime sont franches et la sonorité métallique typique de Honda donne le sourire à chaque relance sans avoir besoin de rouler à des vitesses illégales.

Quels sont les points faibles et les maladies à contrôler sur une Civic EC9 ?
Avant de vous déplacer pour essayer un exemplaire repéré en petite annonce, un examen minutieux de la structure et des organes mécaniques s’impose.
Le tableau ci-dessous regroupe les défauts récurrents du modèle, leur gravité et les coûts de remise en état à anticiper :
| Élément à vérifier | Symptômes ou anomalies visibles | Conséquence et niveau de difficulté |
|---|---|---|
| Ailes arrière et bas de caisse | Peinture cloquée, boursouflures, rouille perforante au niveau de l’arche de roue. | Critique : réparation en carrosserie obligatoire avec découpe de tôle saine et soudure. |
| Carburation double Keihin (D14A1) | Ralenti instable à chaud, trous à l’accélération, fumée noire et consommation excessive. | Durites de dépression poreuses ou membranes cuites : réglage délicat à la colonne à mercure. |
| Allumeur (Distributeur d’allumage) | Coupures moteur nettes à chaud, démarrage impossible après un court arrêt. | Module d’allumage ou bobine interne fatiguée : remplacement simple et abordable de la pièce. |
| Silentblocs de trains roulants | Flou dans la direction, claquements secs sur les bosses, usure asymétrique des pneus. | Caoutchoucs d’origine craquelés : passage conseillé sur des bagues neuves ou en polyuréthane. |
La règle d’or pour ce modèle est sans appel : privilégiez toujours une caisse exempte de rouille, même si le moteur tourne mal, plutôt qu’une mécanique refaite logée dans une carrosserie rongée par le sel et l’humidité.
L’avis d’un mécanicien spécialiste des japonaises anciennes
« Le moteur D14 est quasiment indestructible si l’on respecte le niveau d’huile et la distribution. En revanche, son usine à gaz de durites de dépression autour des deux carbus fait fuir 90 % des garages généralistes. Quand tout est étanche et bien synchronisé, c’est une horloge suisse qui démarre au quart de tour par tous les temps. »

Consommation, entretien et pièces détachées : le coût réel d’utilisation
Posséder une youngtimer japonaise demande d’anticiper la maintenance courante :
- Une consommation mixte raisonnable comprise entre 6,5 et 7,5 litres aux 100 km sur route en conduite souple, mais qui grimpe facilement au-delà de 9 litres en ville ou si les carburateurs sont déréglés.
- Un entretien courant très simple avec de l’huile semi-synthétique 10W40, quatre bougies d’allumage classiques et une courroie de distribution facile d’accès à changer tous les cinq ans ou 100 000 km.
- Une bonne disponibilité des pièces d’usure courantes (freins, rotules, filtres, amortisseurs) sur les sites de vente en ligne, mais de vraies difficultés pour dénicher des baguettes de carrosserie, des optiques de phares ou des éléments d’intérieur d’origine.
Le budget de roulage reste très contenu, à condition d’effectuer soi-même les petites opérations mécaniques d’entretien du dimanche.
Quelle cote et quel budget prévoir pour acheter une Civic EC9 aujourd’hui ?
L’époque où l’on trouvait une Civic quatrième génération roulante pour 800 euros au fond d’une grange est définitivement révolue :
Aujourd’hui, pour un exemplaire complet nécessitant des travaux de carrosserie ou une bonne remise en route mécanique, les prix démarrent autour de 2 000 € à 3 000 €. Pour une voiture saine d’origine, affichant un kilométrage raisonnable (autour de 150 000 à 180 000 km), sans corrosion perforante et avec son contrôle technique valide, comptez plutôt entre 4 500 € et 6 500 €. Les très rares modèles de première main, avec historique limpide, peinture d’origine impeccable et moins de 100 000 kilomètres au compteur peuvent même dépasser les 8 000 € lors de ventes entre passionnés.
Foire Aux Questions (FAQ)
⛽ Quel carburant faut-il mettre dans une Honda Civic EC9 ?
Le moteur D14A1 accepte sans problème le Sans-Plomb 98 ou le Sans-Plomb 95 standard. Il est en revanche fortement déconseillé d’utiliser du Sans-Plomb 95-E10 : l’éthanol présent à hauteur de 10 % attaque les membranes souples des carburateurs Keihin, assèche les durites d’essence d’origine et favorise la condensation d’eau dans le réservoir métallique.
🛠️ Peut-on rouler tous les jours avec une Civic EC9 en daily ?
Oui, sa mécanique est d’une fiabilité remarquable et supporte très bien les trajets quotidiens. Gardez toutefois à l’esprit que l’insonorisation sur autoroute à 130 km/h est sommaire, que la voiture ne possède pas d’ABS ni d’airbags, et que le modèle ne dispose que rarement de la climatisation ou de la direction assistée (disponible uniquement en option rare à l’époque).
🔑 Quelle est la différence principale entre une Civic EC9 et une ED7 ?
L’EC9 est la version sage d’entrée de gamme équipée du 1.4 double carburateur de 90 ch avec freins à tambours à l’arrière. L’ED7 est la sportive de la gamme (Civic 1.6i-16) : elle embarque le bloc D16A9 à injection électronique développant 130 ch, dispose de quatre freins à disques et offre des performances bien plus radicales très recherchées par les collectionneurs.









