Radar de contrôle de vitesse et de franchissement nouvelle génération PoliScan FM1.

Radar PoliScan FM1 : technologie Lidar, fonctionnement, précision et contestation

Le FM1-Poliscan est, avec le F1HP, l’un des deux modèles de radar autonome (aussi appelé radar chantier) homologués en France, tous deux fabriqués par l’entreprise allemande Vitronic et installés dans des cabines identiques. La différence technique précise entre les deux modèles reste peu détaillée publiquement, la plupart des sources se concentrant sur le F1HP, basé sur une technologie LIDAR à balayage laser.

Ce qui est certain, c’est que le cliché d’infraction est identique pour les deux versions : un quadrilatère noir encadre la plaque d’immatriculation pour l’identification de voie, accompagné de mentions comme la date, l’heure, le point kilométrique (PK/PR) et un identifiant unique du radar (CSA), des informations utiles à vérifier avant toute contestation d’un procès-verbal.

Ce qu’il faut retenir

  1. 📡 La technologie Lidar laser à balayage 3D : projette des milliers d’impulsions infrarouges par seconde pour suivre la trajectoire précise de chaque véhicule.
  2. 🚗 Une surveillance multi-voies jusqu’à 32 cibles : contrôle simultanément jusqu’à 4 ou 6 voies de circulation dans les deux sens de circulation.
  3. 📸 La discrimination automatique des catégories : différencie instantanément les poids lourds des voitures pour appliquer les limitations adaptées.
  4. ⚖️ Le débat juridique sur les données brutes de mesure : plusieurs cours de justice européennes ont débattu de la transparence des algorithmes de calcul du système.

Comment fonctionne la technologie laser Lidar du radar PoliScan FM1 ?

Contrairement aux anciens radars cinémomètres qui émettaient une onde radio électromagnétique réfléchie (effet Doppler), le module PoliScan FM1 repose sur le principe de la télémétrie laser à balayage numérique (Lidar – Light Detection and Ranging).

Le déroulement d’une mesure s’effectue en plusieurs fractions de seconde :

  • Un miroir rotatif interne balaie la chaussée en projetant un cône invisible d’impulsions laser infrarouges (longueur d’onde 905 nm sans danger pour les yeux).
  • Le récepteur mesure le temps de vol de chaque impulsion lumineuse réfléchie par la carrosserie pour cartographier la position du véhicule dans l’espace en 3D.
  • En analysant des dizaines de coordonnées successives sur une distance de 10 à 75 mètres, le calculateur détermine la vitesse exacte avec une précision redoutable.

Dès que la vitesse mesurée dépasse la limitation configurée, deux caméras numériques haute résolution capturent le cliché avec un rectangle d’identification calé sur la plaque d’immatriculation du contrevenant.

Schéma de fonctionnement des nappes laser Lidar mesurant la vitesse sur plusieurs voies.

Quelles sont les capacités de contrôle et infractions détectées par le PoliScan FM1 ?

La polyvalence du module PoliScan FM1 permet aux gestionnaires de voirie de l’exploiter dans une multitude de configurations de sécurité routière.

Le tableau ci-dessous détaille les types d’équipements utilisant ce module, leurs fonctionnalités et leurs performances de détection :

Type de cabine ou déploiementFonctionnalités et infractions contrôléesPortée et performances de contrôle
Radar Tourelle urbain et interurbainContrôle de la vitesse instantanée, franchissement de feu rouge et passage à niveau, discrimination poids lourds/voitures.🥇 Surveillance de jusqu’à 32 véhicules simultanément sur 4 à 8 voies dans les deux sens de circulation.
Radar Autonome de chantier (Cabine semi-fixe)Contrôle de vitesse en zones de travaux et routes départementales accidentogènes. Fonctionne sur batteries blindées.Portée de mesure de 10 à 75 mètres avec prise de vue avant et arrière des véhicules en infraction.
Dispositif mobile sur trépied ou véhiculeContrôles ponctuels rapides opérés par les brigades motorisées de police et de gendarmerie.Mise en place en moins de 10 minutes sur le bord de route avec transmission numérique des infractions.

Grâce à son profilage 3D, le système mesure le gabarit exact du véhicule et applique automatiquement la limite de 80 km/h aux camions et de 110 ou 130 km/h aux voitures particulières sur la même portion de route.

L’analyse d’un avocat spécialisé en droit routier

« Le système PoliScan FM1 de Vitronic a fait l’objet de nombreuses batailles juridiques en Allemagne, en Belgique et en Suisse. La contestation reposait sur le fait que le fabricant refusait de fournir les données de mesure brutes non cryptées (les séries de points de mesure laser), empêchant les experts indépendants de recalculer la vitesse a posteriori pour vérifier l’absence d’erreur d’alignement. En France, le système est strictement homologué par le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE), ce qui rend les contestations techniques très difficiles sans preuve manifeste d’anomalie de signalisation routière. »

Quelles sont les marges d’erreur techniques appliquées au PoliScan FM1 ?

Bien que la technologie Lidar soit beaucoup plus précise que les anciens radars analogiques, la législation française impose l’application d’une marge d’erreur réglementaire systématique en faveur du conducteur.

Le barème officiel des tolérances appliquées par le centre de traitement automatisé est le suivant :

  • Pour les limitations inférieures à 100 km/h : déduction forfaitaire de 5 km/h sur la vitesse mesurée (par exemple, flashé à 86 km/h sur une route à 80 km/h = vitesse retenue de 81 km/h).
  • Pour les limitations supérieures à 100 km/h : déduction de 5 % de la vitesse brute (par exemple, flashé à 138 km/h sur autoroute à 130 km/h = vitesse retenue de 131,1 km/h).

Cette marge technique absorbe toute incertitude de mesure liée aux conditions météorologiques (pluie, brouillard léger) ou à l’angle de réfraction du faisceau laser.


Comment identifier le PoliScan FM1 sur les avis de contravention ?

Lorsque vous recevez un procès-verbal d’excès de vitesse ou de feu rouge dans votre boîte aux lettres, l’équipement de contrôle est formellement identifié sur la première page du document. Dans le paragraphe intitulé « Appareil de contrôle homologué », recherchez la mention du constructeur VITRONIC accompagnée de la désignation PoliScan FM1 ou PoliScan Speed, ainsi que la date de la dernière vérification annuelle obligatoire.

Si la date de vérification périodique annuelle dépasse un an au moment de l’infraction, le PV est entaché d’un vice de forme ouvrant droit à une annulation devant le tribunal de police.

Le PoliScan FM1 peut-il flasher sans émettre de lumière visible ?

Oui. Le système intègre des projecteurs flash synchronisés fonctionnant dans le spectre infrarouge invisible à l’œil humain.

Lors d’un contrôle de nuit ou par temps sombre, le radar prend des clichés parfaitement nets de l’habitacle et de la plaque d’immatriculation sans produire aucun éclair blanc ou rouge aveuglant. Cette discrétion technologique sécurise le trafic en évitant les coups de frein brusques et permet de constater l’infraction sans que le conducteur ne s’en rende compte immédiatement.


Foire Aux Questions (FAQ)

📸 Le PoliScan FM1 peut-il verbaliser le non-port de la ceinture ou le téléphone au volant ?

Techniquement, les caméras haute résolution du PoliScan FM1 capturent des photos d’habitacle suffisamment nettes pour identifier la présence d’un téléphone en main ou l’absence de ceinture. En France, ces fonctions vidéo sont en cours d’expérimentation pour l’automatisation, mais sont déjà utilisées par les agents assermentés lors de la relecture manuelle des clichés.

🌧️ La pluie ou la neige perturbent-elles la mesure laser du radar ?

Les fortes chutes de pluie, le brouillard dense ou les tempêtes de neige peuvent diffracter les impulsions laser infrarouges. Si le faisceau ne reçoit pas un nombre suffisant de points de retour cohérents pour calculer la trajectoire avec une certitude mathématique absolue, le système annule automatiquement la mesure et ne déclenche aucune prise de vue.

🚗 Le radar peut-il confondre deux véhicules qui roulent côte à côte ?

Non. Grâce à son balayage Lidar 3D, le PoliScan FM1 suit chaque véhicule de manière totalement individualisée dans un couloir virtuel distinct. Sur la photo de preuve, un cadre numérique d’identification entoure précisément la plaque d’immatriculation du véhicule en excès de vitesse, éliminant tout doute sur l’auteur de l’infraction.

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